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25 mars 2011

Marquis de Sade en Cold Wave et Noir et Blanc

Wanda's loving boy by Marquis de Sade (1980)

Certains titres se suffisent à eux-même, savent créer leur petite légende. Ils s'invitent un jour, apparaissent  sans prévenir, au détour d'une écoute radio, d'un blog, d'une compilation préparée par un ami. Collés à quelques souvenirs, séduisants, intrigants, simples mais évidents ; petits assemblages presque modestes, dont on décode peu à peu le cheminement, dont on se met à retrouver les petites sinuosités. Une richesse du détail qui n'a besoin de rien d'autre, pas même de chansons d'accompagnement, d'un album complet, encore moins d'anecdotes sur les interprètes.

Marquis de Sade, un nom de groupe marquant, un titre perdu sur une compilation des Inrocks il y a 6 ou 7 ans. Quelques mots-clés, new wave rennaise, post punk, amis de Daho. Et rien que ce titre, Wanda's loving Boy. Quelques sursauts de synthétiseur, la paire d'accords de guitare répondant au roulement de basse, la voix distante aux arrière-goûts frais de cold wave à l'accent français, les moments de suspension, les aspirations de saxophone. Un scénette de théâtre, quelques bouts de ceci et cela, des poupées de chiffons, un petit film en noir et blanc ; mais tout ceci défile fluide, et se repasse encore et encore, s'imprime, reste fascinant mois après mois après années.

J'ai cherché un peu l'album Rue de Siam, dans quelques magasins parisiens. Sans vraiment pousser les recherches très loin. Sans aller jusqu'à explorer les plates-formes de téléchargement. Ce morceau suffisait, son histoire personnelle, sa magie infinitésimale.

Et puis, un peu par hasard, j'ai découvert cette vidéo, le clip noir et blanc datant de 1981. Images stylisées, ambiance délicate au diapason, silhouettes sombres et fines ; les cheveux épars, pas encore surchargées comme les Cure quelques années plus tard. Petits rebelles à l'élégance sobre. Une belle petite pépite, comme le morceau lui-même, et comme la chanson, j'ai chaque fois envie de revoir la vidéo à la fin d'une vision. Sans savoir vraiment le justifier, ou alors très poétiquement, si je voulais vraiment essayer, quelques impressions, quelques faisceaux, quelques couleurs, teintes et échos - mais une douce musique, de doux flots. Et peut-être enfin une envie d'en savoir un peu plus ; mais peut-être pas, qui sait ?


11 janvier 2011

Push It with Salt-N-Pepa, great vintage hip hop single from 1986



Push It 
by Salt-N-Pepa (1986)

Tiens, bibliothèque d'Ottawa et je tombe sur un album de Salt-N-Pepa, le trio de rap féminin. En fait, je ne les connais que de nom, et pour quelques minutes ; mais quelles minutes : le mash up The Stooges VS Salt-N-Pepa sur le mix As Heard on Radio Soulwax Pt. 2 des 2manydjs. Mélange parfait, les guitares rouillées de Détroit, un flow féminin, les 'No Fun' d'Iggy répondant aux 'Push It' de Salt et Pepa. Un classique, une bombe. La bastard-pop et les mash-up, c'est tellement 2002, mais certains restent fascinants. Et surtout de belles portes d'entrées pour mettre à jour sa culture musicale.
En théorie. Car, je l'avoue, malgré mon amour pour ce No Fun Push It des Belges fous, je n'ai jamais trop cherché à me renseigner sur Salt-N-Pepa. Merci donc à la bibliothèque d'Ottawa et son exemplaire de l'album Very Necessary de 1993.

Un album présent à la première écoute, énergique, aux beats efficaces, qui donne enfin envie d'aller explorer le web. Et les premiers chiffres laissent rêveurs : en 1993, Very Necessary s'est vendu à 5 millions de copies aux US. Par comparaison, la meilleure vente d'albums aux US en 2010, c'est Eminem, avec environ 3.2 millions d'albums... Bien entendu, cela illustre surtout la baisse des ventes d'albums en une quinzaine d'années ; mais cela donne une idée du phénomène.

Quelques clics supplémentaires m'ont fait réaliser que, oui, je connaissais le plus gros hit de Salt-N-Pepa, le fameux Let's Talk About Sex. Il existe bien une forme de culture inconsciente pour le hip hop, dans son versant le plus pop ; et surtout pour ses refrains, je n'ai aucun souvenir des versets de Let's Talk... Alors j'ai donc jeté un oeil au vieil ami Push It - deuxième plus gros succès du groupe, 2ème des charts UK en 1987, et même n°1 aux Pays Bas. 

Le titre garde peut-être un peu plus de charme que Let's Talk About Sex, une énergie très personnelle et singulière. Un délicat aspect vintage, particulièrement si l'on regarde une vidéo d'époque. Un immense classique : le titre s'est classé n°8 des 100 meilleurs titres hip-hop, publiés par VH1 en 2008...





22 mai 2009

Appelez-le Al, cela lui réussit plutôt bien musicalement

You can call me Al 
by Paul Simon (1986) 

Années 80, années de folies commerciales pour la musique, années aux genres dévoyées, où les bonnes idées se voient peu à peu essorées sous le formatage et la saturation de vidéos clips. La pop à synthétiseur comme une formule bête, le rock de stade enflant peu à peu comme grenouille près du boeuf, le hard rock pour radio FM virant au concours de cheveux longs.
Mais, quand on y songe, voilà plutôt un problème d'interprétation d'idées pas trop mauvaises en elles-mêmes.

Ainsi, la vague des musiques du monde, peu à peu vampirisées par quelques gros professionnels de la pop : l'équilibre entre pop occidentales et sonorités originales a pu produire quelques trésors, en particulier le classique album Graceland de Paul Simon. Album enregistré en large majorité en Afrique du Sud, mêlant basse ronde et choeurs africains, tam-tam et textes finement écrits, un mélange encore frais et fascinant plus de vingt ans après. De grands musiciens associés à une plume de qualité, il suffit de bien les laisser travailler pour parvenir à un joli résultat.

Comment résister alors au superbe titre "You can call me Al", et en particulier sa vidéo simple et drôle ? Caméra fixe, une salle au fond rose, deux silhouettes à l'écran : Paul Simon et son petit mètre soixante-cinq, le comédien-humoriste Clive Chase et son grand mètre quatre-vint dix. Pas d'histoire, pas de gros effets, juste ces deux silhouettes, Paul Simon muet transportant parfois des instruments, et Clive Chase mimant les paroles, à la limite du surjeu. Juste un système et deux charismes discrets et parfaitement contenus ; Michel Gondry ne s'y est pas trompé, citant le clip dans une liste de ces 10 vidéos musicales préférées...


26 avril 2009

Du fouet et des chapeaux en pyramide rouge

Whip it 
by Devo (1980)

Devo, groupe improbable de la new wave américaine. Sortant tout droit d'Akron en Ohio, ils bricolent des chansons à base synthétiseurs et guitares basiques, et développent des thématiques tournant autour des robots et de la perte d'humanité. Mais avec un point de vue original et fun : l'homme tend vers la stupidité sous une sorte de dé-évolition, DEVOlution. Leur premier album s'appelle ainsi "Q: Are we not men? A: We are Devo", question amusante. Persuadés de la stupidité de la l'homme moderne, les Devo ne sont pas totalement des rigolos, même en créant des chansons comme "Mongoloid" ; cette question "Are we not men?" n'est autre qu'un détournement du mantra de "L'île du docteur Moreau" de HG Wells. Sur cette île, le docteur Moreau parvient à rendre humains les animaux par fines opérations, mais ceux-ci sont sans cesse tiraillés par leur pulsions sauvages, attirés irrésistiblement en arrière vers leur sauvagerie ; ils entretiennent leur humanité bancale en répétant des règles de vie, toutes introduites par la formule "Ne somme-nous pas des hommes ?"...

Devo joue ainsi avec les références de science-fiction et la bêtise humaine, et l'une de leur principale marque de fabrique deviendra vite leurs chapeaux en pièces montées de plastique rouge, qu'ils affichent encore fièrement dans leurs concerts : l'Energy Dome, sensé canalisé les énergies environnantes pour augmenter l'énergie mentales des musiciens... Un couvre-chef qui deviendra une sorte de synonyme de la new wave aux Etats-Unis, étant donné l'impact des premiers singles du groupe. Un synonyme tel que McDonald's a naïvement utilisé ce chapeau pour une figurine représentant la musique des années 80 ; et ce sans demander la permission aux Devo, ce qui a entraîné un procès...

On aperçoit ces fascinantes pyramides rouges dans le clip de Whip it, single datant des 1980. Le groupe est un peu plus commercial et pointu que dans ses références initiales à la Science-fiction, mais le morceau est d'une jolie efficacité. Et la vidéo est sympathique elle aussi, simple et amusante tentative des jeunes temps de MTV.

22 avril 2009

Crocodiles, l'explosion d'une chanson encore un peu punk

Crocodiles 
by Echo & the Bunnymen (1980)

La Nouvelle Vague comme un renouveau après le l'onde de choc ; le punk a explosé en 1976 au Royaume Uni, balayant les vieux groupes rocks et s'autodétruisant en un ou deux ans ; que reste-t-il alors ? Une série naissante de jeunes groupes, nourris aux idéaux du Do-it-yourself punk, avides d'indépendance et de nouvelles idées, de nouveaux moyens d'expression. The New Wave ; qui conduira à toute une série de gros groupes dans les années 80, à l'utilisation des synthétiseurs les plus minables, aux excès démodés et amusants.

Mais entre ces deux gros mouvements britanniques, punk puis new wave, la transition fut passionnante, riche en jeunes groupes tâtonnants, aux sons inédits, étranges et maladroits. Les premières vaguelettes hésitantes de cette New Wave, encore amateur et bricolée, vers 1978-79-80.

Ainsi, Echo & the Bunnymen offre en 1980 un premier album sombre et troublant. Ils vont peu à peu devenir énormes en Angleterre, au bout de deux-trois albums, tels Depeche Mode ou The Cure ; mais ils se sépareront dès 1987, loin de la résistance des gros vétérans des stades des 80s. Avant le grossissement de la grenouille et des orchestrations, ce premier album Crocodiles offre de très beaux moments subtiles. Production mince, la basse roule douce et sans fioritures, quelques notes discrètes de synthétiseurs comme trop timides, et des sursauts de guitare qui rappellent les éclairs punk. Les chansons ne dépassent pas 3 minutes, rêves interrompus d'un hoquet, n'ayant plus rien à raconter après leurs écumes d'images précipités. Le lyrisme de Ian McCulloch se niche dans cet écrin nouveau, tissé de divagations noires qui inquiéteront les critiques rock d'alors.

Et au centre de l'album, une explosion intense fascine : Crocodiles, la chanson. 2:40, une course folle de guitares à la basse oppressante, une vision d'hypnose sur lequel se pose le flot verbal de Ian McCulloch. Les formules jaillissent et marquent l'esprit - I read it in a magazine - Listen to the ups & down, Listen to the sound they make - I can see you've got the blues, In your alligator shoes - Met someone just the other, Said wait until tomorrow.

Les longues répétitions de ces I'm gonna do it tomorrow hante longuement, donnant envie de replonger dans ce déchaînement, même édulcoré par une version live dans une immense salle.



10 avril 2009

Battre des mains sur une boucle fraîche dessinée au crayon de couleur

Genius of Love 
by Tom Tom Club (1981) 

Quel plaisir de tomber par surprise sur un morceau connu de chanson, un sample utilisé ici ou là et que l'on découvre dans sa nudité et sa fraîcheur natale. 

Les premières mesures de Genius of Love, la guitare funky mais minimale, les gloussements synthétiques, on tique, on cherche, où on-t-on déjà entendu cela ? Ne serait-ce pas un quelconque tube commercial, le détour d'une grosse radio ou un collègue écoutant le titre au boulot ? Dans une version approchant, dans un état similaire, dans un remixe ?

Genius of Love est présenté comme l'une des chansons les plus samplés dans le rap et le r'n'b. Publiée en 1981, gros tube de club dans sa version maxi 12", et même pas un an après, on retrouve ses gloussements dans des titres de rap, ce genre alors presque inconnu. Grand Master Flash, pionnir hip-hop, y touche dès 1982, et la chaîne atteindra son apogée avec Mariah Carey elle-même au milieu des années 90.

Phénomène d'autant plus amusant que le morceau original est lui-même décrit comme un pionnier du hip-hop...

Tom Tom Club est groupe créé par deux musiciens des grands Talking Heads, couple à la ville. Side-project naissant à la suite des sessions un peu compliquées de l'album Remain in Light des Talking Heads, si mes souvenirs sont exacts ; cet album avait marqué un rapprochement entre le chanteur David Byrne et le producteur Brian Eno, partis un temps bricolés avec des enregistrements radios du monde entier. Tina Weymouth et Chris Franz décident alors de jouer ensemble, de continuer à explorer leur groove tendu de petits blancs newyorkais, et d'y mélanger quelques ingrédients du jeune hip-hop. Le genre en question est alors largement inconnu hors de New York, sa patrie d'origine.

Genius of Love et Wordy Rappinhood sont donc parmi les première incursions de musique inspirée du hip-hop dans les tops anglais...

La fraîcheur du titre est encore impressionnante, des percussions amusantes, surgissements de petits sons, ce chant bavard et éthéré, et les interventions saisissantes de passages parlés, comme improvisés et hurlant soudain "JAMES BROWN". Mais peut-être ai-je mal compris ?

Le clip est un joli moment également, rappelant la proximité des musiciens des Talking Heads avec les milieux artistiques. Un dessin animé sursautant comme les claquements hilares de la chanson, dessin naïf et jolis filles comme les princesses tracées au feutre par une petite fille de CE1. Les immeubles dansent et les nuages fondent soudain comme un damier de Piet Mondrian, on y découvre même des taggers au pied du Chrysler Building de New York, les rastas tracées par un Douanier Rousseau urbain. Cette sucrerie colorée, naïve et d'avant-garde a dû créer un drôle d'effet sur les écrans télés de 1981, peu habitués au principe du vidéo clip musical !


9 avril 2009

La tonicité d'Haircut 100 et de leurs chemises favorites

Favourite Shirts (Boy meets Girls) 
by Haircut 100 (1981)  

Il est amusant de voir combien de personnes avouent leur amour pour la musique des années 80, et comme si peu la connaisse bien, finalement.

Aimer la musique des années 80, cela signifie généralement apprécier les vieux tubes français qui passent sur les radios vintage, l'enfilade de singles datant du Top 50 et leurs refrains faciles. Un goût compréhensible pour une culture pop hexagonale, mais aussi pour la nostalgie et le souvenir, la douce chaleur rassurante des vieilles maisons de vacances et des boums du 14 juillet ; les années 80, période d'adolescence pour un grand nombre de programmateur de radio, n'est-ce pas ? Cette époque où l'on savait construire des tubes, des chansons comme on n'en fait plus.

Mais il est dommage de ne pas aller goûter un peu aux sucreries pop étrangères de cette époque ; même efficacité immédiate, même sens de la pop dans ces tubes pourtant méconnus en France, mais sans le vernis nostalgique du vernis nostalgique. D'autant qu'il est fascinant de découvrir des pépites efficaces et tellement séduisantes, de retrouver des groupes dont la postérité internationale s'est consumée en moins de quelques années.

Que dire ainsi de ces Haircut 100 ? Groupe d'à peine deux albums, apprend-on après une recherche rapide. Un petit carton en 1982 avec Pelican West, 2ème des tops anglais, et dont 4 singles ont peuplé le Top 10 britannique. Puis le chanteur s'échappe pour des projets solo, le deuxième album d'Haircut 100 ne mène nulle part, le groupe se sépare.

Pourtant, Favourite Shirts (Boys meet Girls) brille d'un éclat pop irrésistible.  Guitare tonique, une section rythmique ronde et chaleureuse accueillant même du tam-tam, et des longues interventions de saxophone et trompette. Jeune groupe dynamique, rayonnant, rigolo, sans génie assurément, mais qui ont su trouver un équilibre très agréable.

3 avril 2009

L'histoire du hip hop : un premier rap engagé, un immense message

The Message 
by Grand Master Flash & the Furious Five (1982)

Dans Tritska, son livre sur le rap de la Nouvelle Orléans, Nik Cohn consacre un chapitre à l'histoire du hip hop. Superbe digression riches en détails, passionnante, et qui donne envie de se plonger dans les vieux titres ; environ 30 ans d'histoire, voilà une richesse à portée de monde.

On y apprend ainsi que le rap n'a pas toujours été une musique engagée, loin du côté média des banlieues auquel il est rapidement associé dans certaines présentations caricaturales. Fin des années 70, un DJ trifouille des vinyles disco et un Master of Ceremony met l'ambiance au micro, recette efficace pour une musique de danse d'un nouveau genre, aux textes légers et fun ; démarche culturelle originale et newyorkaise, mais rien de plus qu'une mode, entend-on.

Mais les choses changent avec The Message des pionniers de Grand Master Flash. Quelques notes de synthétiseurs à peine, mais Melle Mel et Duke Bootee s'appuient sur ce support pour planter une description terrible. Débris de verre éparpillés, les gens pissent sur les escaliers, les junkies dans la rue déambulent armés de battes de base-ball, le bruit, l'odeur du quartier délabré, et aucun moyen de s'échapper sans argent ni voiture, tout juste saisie. Alors ne me pousse pas à bout, je tente de ne pas perdre les pédales.

Don't push me
Cause I'm close to the edge
I'm trying
Not to lose my head
It's like a jungle sometimes

Le Bronx, des quartiers entiers à la pauvreté terrible, dépeint au long de cinq immenses couplets. Le rap a grandi et devient messager. 
L'écho résonne loin, The Message atteint la 4ème place des tops R'n'B, le mouvement prend de la vitesse.

27 mars 2009

Le combat pour le droit à faire la fête des années 80

(You gotta) Fight for yoru Right (to Party) 
by the Beastie Boys (1986)

Le Hip-hop, musique de la revendication, dénonciation d'inégalités et d'une société qui va mal. "Ses textes intéressants nous apprennent notamment que la société est en crise", proclame justement Fulzati.

Mais quel droit plus essentiel que celui de faire la fête ?

Les Beastie Boys l'ont bien compris et le hurlait haut et fort au milieu des années 80 avec ce single profond. Pas envie d'aller à l'école, pas envie de faire les devoirs, pas envie de se couper les cheveux ou de s'habiller proprement, nous sommes jeunes, nous voulons faire la fête !

Il est assez impressionnant de voir à quel point le titre et sa vidéo offre une grande tranche d'années 80. Grosse guitare façon heavy metal commercial, voici une des premières approches d'introduction de rock dans le hip-hop, quelques mois après "Walk this way" de Run DMC et Aerosmith ; merci Rick Rubin. Clichés 80s, avec les coupes de cheveux des filles, les cheveux longs des hardos et les couleurs tartes de la vidéo calibrée pour la télévision, les fils à papa qui ressemblent à un Tom Hanks jeune. La fête présentée à l'image semble d'ailleurs terriblement étriquée, par rapport à des grands bazars façon "The Party" de Black Edwards ; on sent le budget limité pour la vidéo, avec juste assez de figurants pour tenir dans le cadre de la caméra, mais pas plus.

Mais cette patine vintage rend encore amusante la vision de ce classique débile...