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28 décembre 2010

L'appât, pauvre comédie policière pour comiques québécois

L'appât 
by Yves Simoneau, with Rachid Badouri et Guy Lepage (2010)

Le parrain de la mafia italienne de Montréal est assassiné ; tué par ingestion de cacahuètes empoisonnées avant son extradition vers l'Europe. Par hasard, le parrain a rendu son dernier soupir dans les bras du lieutenant Poirier, le plus mauvais flic du pays. L'épais policier risque d'avoir entendu des informations précieuses, à même d'intéresser les bandes rivales. Pour déblayer les pistes, les polices canadiennes et françaises décident d'utiliser l'épais comme appât ; et pour assurer la réussite de l'entreprise, l'épais se voit adjoint un coéquipier de chocs, agent français, une véritable épée...

C'est petits jeux de mots ne sont pas de moi, ils décorent les affiches du film : l'épais, l'épée, l'appât. Voilà qui plante aussitôt le ton de cette comédie policière à l'ancienne, vieille recette du duo dépareillé, le québécois gaffeur et le français ultra-pro. Ajoutez quelques autres idées classiques, promesses de gun fights ou possibles confusions linguistiques, approche tentante après l'énorme succès en 2006 de Bon Cop Bad Cop et son duo Québec / Ontario... Une bonne recette simple pour les fêtes de fins d'années, pourquoi pas ?

Hélas, cet Appât affiche une pauvreté assez profonde. Les deux personnages de flics sont extrêmement caricaturaux, joués par deux comiques canadiens, donc distrayants, mais sans jamais pousser la parodie dans des extrêmes délirantes. Le scénario ou les personnages sont stupides mais le monde alentour est vaguement réaliste, les gags sont des blagues polies d'émission télé. On ne nage plus dans les eaux d'un Flic de Beverly Hill, les choses ne sont plus assez crédibles, mais on reste trop loin des délires permanents de Qui a tué Pamela Rose ou OSS 117. Le film n'est jamais vraiment hilarant, juste légèrement drôle, quelques idées sympathiques sans plus ; beaucoup de situations semblent sous-exploitées : les gags franco-québécois se comptent sur les doigts d'une main, sans vraiment délire linguistique ; le tout enrobé dans une réalisation très télé.

Le film fait donc assez pâle figure à côté des comédies policières québécoises que j'ai déjà pu voir. J'ai déjà cité le précieux Bon Cop Bad Cop (dont je devrais certainement parler plus en détails...), mais Tel Père Tel Flic offrait aussi un joli sujet et des gags bien trouvé. Cet Appât laisse dont un peu perplexe, même si la salle dans laquelle je l'ai vu était bien rempli, avec de nombreux rires pour certains gags basiques de personnages tombant. Il en faut pour tous les goûts, et Guy Lepage et Rachid Badouri ont certainement leurs fans au Québec. Le premier appartient à un grand groupe de comiques, et apparaît souvent à la télévision ; le second est un jeune humoriste qui monte, ici dans son premier rôle au cinéma, et dont le 1er DVD est justement sorti il y a un mois à peine - la cohérence marketing est bien réglée... Mais le film n'arrive pas vraiment à sublimer ces deux figures, paresseuse opposition de deux archétypes ; je ne donnerai pas plus de détails sur le scénario, dont la progression est assez désespérante.

Intrigué, j'ai donc exploré un peu la fiche IMDB du réalisateur, Yves Simoneau. Plusieurs films à son actif dont la note IMDB dépasse rarement le 5.0/10, beaucoup de réalisations télé sur les 10 dernières années. Mais une carrière lointaine qui semble un peu plus mystérieuse et difficile à cerner en quelques lignes de texte : il a ainsi tourné Free Money en 1998, dont la vedette principale n'était autre que Marlon Brando - avec tout de même 30 millions de dollars de recette, donc autant que des succès d'estime comme Kick Ass... L'ami Brando tournait un peu n'importe quoi dans les 15 derniers de sa vie, il me semble, mais il est troublant de l'imaginer sur le plateau. Brando âgé en 1998 et un tout jeune Badouri en 2010 : les carrières cinéma ne sont pas linéaires au Canada !

13 décembre 2010

Score, catastrophe musicale sans vrai hockey. Pauvre Canada...

Score - a Hockey Musical 
by Michael McGowan, with Noah Reid, Olivia Newton-John, Walter Gretzky, Hawksley Workman (2010)

"Une comédie musicale sur le hockey ?"
"Oui, ça a l'air assez ridicule, mais ça devrait être distrayant, et terriblement Canadien."

Hélas...

Bien entendu, que peut-on vraiment attendre d'une comédie musicale ? Il ne devrait pas y avoir de surprise face à un scénario schématique, mono-dimensionnel, convenu : Farley Gordon est un génie de la rondelle, mais couvé par des parents intellectuels, n'a jamais joué en compétition ; jusqu'à ce qu'un propriétaire d'équipe l'aperçoive, et en fasse une star montante. Farley Gordon saura-t-il trouver sa voie, concilier son goût de la technique face à la violence de la Ligue, saura-t-il entendre l'amour de sa voisine de palier, éternelle amie d'enfance ? Rituel adolescent, passage à l'âge adulte, on imagine les scènes, et les chansons aussi, refrain sur l'air de "fais ce qui te tient à coeur"ou "en hockey, pour être un homme, il faut se battre".

Au début, on sert les dents, guette les scènes sur glace, digère doucement les chansons pas désagréables ; on sert les dents sur les blagues rarement bonnes, lourdes, tellement bêtes qu'elles apportent un peu de stupidité. On attend avec impatience la grande compétition, les grandes scènes chorégraphiées sur glace en plan large, le mélange du "best game of the world" avec la musique et la danse, avec le cinéma.

Hélas...

Tout dérape vite vers des enjeux assez anodins. L'histoire d'amour avec la voisine de palier (musicienne, what else?), perturbée par un italien pianiste séducteur. La violence du hockey, les combats à coups de poings, qui font horreur à l'ancien garçon bien comme il faut. Le tout saupoudré par les apparitions pas très bien réglées de quelques stars du hockey. Tout cela zigzague doucement, perd peu à peu de rythme, quitte même les patinoires pour s'attarder trop sur la dérisoire bluette sentimentale. Pour se conclure par une grande scène de patinoire sans même de match. Bon sang, mais que s'est-il passé ?

Pourtant, quelques bonnes idées avaient germé dans la première moitié du film. Le jeune prodige aussitôt saisi par une firme marketing, propulsé comme la future vedette du sport nationale ; alternant apparitions publicitaires, passages réglés à la télé, couverture des grands magazines de hockey. On sentait un peu de la passion du jeu, des enjeux associés au hockey au Canada, les discussions incessantes qu'il peut générer ; et tous les vautours qui tournent autour des jeunes talents. Sans même tenter un regard grinçant sur le sport professionnel et ses dérives, il y avait beaucoup à creuser en présentant cette obsession canadienne nationale. Le hockey, plus grand sujet de discussion au boulot n'importe où au Canada, toutes ces pages dans les journaux, toutes ces statistiques, le poids d'anciennes stars comme présentateur télé, comme icônes nationales. Tout un terreau qui pouvait susciter de belles scènes en contre-points, des histoires avec des groupes de supporter du petit club, un regard sur le phénomène hockey.

Souvent, au cours du film, les gens chantent le hockey comme le plus sport du monde. Rien ne permet de toucher à cette beauté, à la passion du peuple pour ce sport, et aux raisons associées à cette passion.

Car la plus grande frustration du film reste sa faiblesse en matière de hockey pur. En début de film, le jeune génie dribble tous les défenseurs, finit toujours par marquer sur son petit terrain de quartier. Il arrive dans l'équipe de jeune, et reproduit les mêmes exploits, juste perturbé par la présence du contact physique dans la compétition. Pas une scène d'entraînement, pas une seule vraie compétition pour induire un peu de tension, aucun de ces deux classiques du film de sport ; pas une seule vraie ACTION de hockey sur glace. Tout la glace réduite à cette question : doit-on accepter de se battre sur glace quand on joue au hockey ? 

Le problème n'est pas dans la pertinence de cette question. Il est toujours surprenant de voir les supporters se réjouir quand deux joueurs, jeunes ou pro, commencent un combat de boxe instable sur la glace. Tout le machisme latent de ce sport est un thème qui mérite réflexion, quelques interrogations. Mais le film est incapable de réfléchir vraiment à cette question, réduite à une opposition entre coach barbu / couillu, et peur prof d'université décoiffé... Manichéisme noyé dans quelques blagues potaches de vestiaires, hockeyeur bas du front pétant sur briquet ; manichéisme dénoué sans conviction par une pirouette de scénario atterrante : Farley Gordon accepte de revenir sur la glace, d'affronter son adversaire, mais il se bat en lui offrant un terrible calin... Audace scénaristique de bisounours, et on se demande quel producteur a pu accepter une telle galipette, un tel "je glisse doucement les enjeux narratifs sous le tapis et on n'y voit que du feu".

Film désespérant, qui perd ses quelques pistes narratives, glisse des chansons au classicisme banal dont aucun refrain n'est vraiment marquant ; et offre un idéal de vie assez saumâtre : épouser la fille d'à côté connue depuis l'âge de 2 ans... Bonjour la révolution.

En creux, sans le vouloir, Score offre un portrait du hockey dans ses côtés les plus tristement conservateurs : glorification de l'amitié virile, victoire du joueur doué d'un talent naturel, histoire d'amour locale. Toute une hiérarchie stable & figée, société de valeurs - les vraies bonnes valeurs. D'une certaine manière, cet aspect est présent dans le hockey canadien : il n'y a qu'à entendre le bon vieux Don Cherry, vieux consultant vedette, glorifiant sans fin le hockey viril, les joueurs bagarreurs, les vrais hommes - "le VRAI hockey comme on l'aime". 

Dans ses limitations, Score présente les travers du hockey et ses mythes limités, et ce avec un naïveté presque confondante ; mais il n'y a pas vraiment de quoi être fier.






Deux vidéos de commentaires de Don Cherry... 
Le hockey dans sa subtilité et sa finesse théorique...





28 octobre 2010

Easy A, not as clever as it pretends to be, but with some funny bits

Easy A 
by Will Gluck, with Emma Stone, Thomas Haden Church, Patricia Clarkson, Lisa Kudrow (2010)
sortie francaise prevue pour le 5 janvier 2011

Olive est une fille normale du lycee, ni populaire, ni nerd, juste middle of the road ; celle que l'on oublie, le gros du peloton. Mais un petit mensonge la propulseau coeur de toutes les conversations, et quel autre sujet pourrait exciter les hordes ado americaines que le sexe : oui, ca y est, Olive a couche avec un garcon. ; ri en qu'une excuse pour eviter un eviter un week-end rasoir avec une copine. Pourtant, voici maintenant que les regards se retournent sur elle, une vraie fille, une vraie. Mais les choses prennent une tournure plus profonde quand une pousse l'aventure un peu plus loin pour aider la reputation d'un ami gay : oui, elle a couche avec lui aussi. Puis avec lui,, puis avec lui, et avec lui pour de l'argent... Les rumeurs ne vont donc pas s'arreter.

Easy A, nouvelle comédie américaine de lycée, tente de jouer avec le nœud de toutes les comédies US adolescentes, la perte de virginité. De John Hughes a Judd Appatow en passant par American Pie, c'est le noeud principal des intrigues, le moteur de l'action : le moment ou le heros va l'avoir fait ; un des grands mythes de la societe americaine, tiraille entre son hedonisme sensuel de facade et son puritanisme, le bimbos en bikini de la tele et la bible belt qui a elu deux fois Georges Bush. Le programme semble prometteur ici, plus malin, puisque la fameuse perte est posee comme point de depart, montee en rumeur, et regardons ce qui va advenir. Autre gros morceau de la culture US, le mensonge (n'est-ce pas Bill Clinton ?), et toutes les tribus du campus sont la, les nerds, la meilleure copine, le prof de lettres, et surtout, les gamines ultra religieuses, une bonne idee du film. Et pas de mystere : tout le monde est choque...

Le programme s'annonce donc malin, les dialogues souvent spirituel, et le tout saupoudre d'un peu de distance intelligente. John Hughes est ouvertement cite sous forme d'extraits en plein film, et l'intrigue inspiree de "The Scarlett Letter", classique US de 1850 contant la disgrace d'une femme adultere, onligee de porter un large A rouge sur ses habits. Ce que s'empresse de faire Olive, par defi, puisque c'est justement le livre etudie en cours de lettres.

Helas, tout cet assemblage malin laisse un peu sur sa faim. La montee du film est assez distrayante, et edifiante, sentir le dechainement de la desapprobation, gonflant instantannement a coups de SMS pianoter sans attendre. L'escalade est belle, le gout du defi d'Olive, son sens de la repartie - en bon personnage principal adolescent toujours si spirituel. Mais le desarroi qu'elle decouvre quand les choses evhappent a son controle ne mene pas a grand chose. Le denouement du film se veut doucement multiple, entre revelation (puissance de la verite), coincidences, et le grand amour qui-arrive-finalement-en-faisant-semblant-de-ne-pas-être-dupe-des-happy-ends-mais-qui-arrive-tout-de-même. Le film souffre en fait du manque d'epaisseur de ses personnages, hors Olive ; dispersion facon campus, bien sur, facon microcosme, mais aucun, aucun n'offre de vrai contre-point, de vrai assise pour aider l'histoire a sortir du cadre "aventure solitaire de la fille". Le prof de lettres ou les confessions de la mere ne pesent pas vraiment lourd...

Le film n'est donc pas aussi malin qu'il veut s'en convaincre, et le projet ne prend donc pas complètement, malgré les bonnes idées. La stylisation du microcosme lycéen n'est pas aussi poussée que dans les superbes Brick ou Virgin Suicide ; tentative inachevée, surtout quand on voit le joli casting pour les "adultes". Mais il offre tout de même de très jolis moments, de grands éclats de rire, avec un couple de parents terriblement déluré, des phrases parfois cassantes, et quelques jolis moments dans le gymnase du lycée. Voir les groupes de pressions chrétiens changer la mascotte du lycée reste un immense éclat de rire : le Blue Devil bondissant et lo-fi devient un Woodchopper en peluche façon Disney, bouffi et mou, et c'est hilarant, un modeste résumé de certaines tensions dans la societe US.


24 octobre 2010

Machete, Rodriguez' love for cheap action movie

Machete 
de Robert Rodriguez, avec Danny Trejo, Robert De Niro, Jessica Alba, Steven Seagal, Michelle Rodriguez, Jeff Fahey (2010)



'If you hire Machete to kill the bad guys, you'd better be sure the bad guys is not you"

Ce genre de phrases chocs parsemaient la fausse bande annonce de Machete en 2007, incluse dans le programme Grindhouse bidouille par Robert Rodriguez et Quentin Tarantino. Le programme Grindhouse se présentait comment un double bill façon cinéma de série Z, avec le fascinant Deathproof de Tarantino, le délirant Planet Terror de Rodriguez, et une ribambelle de fausses bandes annonces. Machete en faisait partie, film de vengeance conduit par un mexicain maniant l'arme blanche, promettant embrouille politique, grosse baston, filles nues, explosions. Le tout avec un profond humour parodique.
Les fans d'action vintage se sont rejouis d'une telle folie, le buzz a pris, et voici finalement une vraie version de Machete dans nos salles de cinéma, les vraies, pas celles de serie Z ou B.

Machete-le-film reprend le programme promis par Machete-la-bande-annonce. Machete, policier mexicain, se voit forcé de quitter le Mexique apres une machination d'un baron de la drogue, et sa femme & fille sont tuées dans la manoeuvre. L'épais mais invicible Machete doit survivre comme travailleur illégal au Texas. C'est là qu'il est contacte par un politicien, afin d'éliminer le senateur du Texas, ardent partisan d'une ligne ultra-ferme contre les immigres. Mais il s'agit en fait d'une manipulation afin de rendre le senateur plus populaire...

La scène d'ouverture du film répond parfaitement au cahier des charges promis par la bande annonce, machination illisible et grossière, noyée dans un scénario peu clair, action sanglante aux effet speciaux artisanaux, filles nus. En route ! On se demande juste si le film va tenir la route...

Et pas totalement, en fait. Le petit buzz autour de Machete a permis d’épaissir le casting, en plus de la magnifique gueule cassée de Danny Trejo, on a droit a Steven Seagal mais aussi Robert De Niro en politicien xénophobe. Voilà qui rend les choses plus sérieuses, et le film tente de placer la vengeance sanglante dans un contexte de peur de l'immigration, de lutte entre extrême droite texane et réseaux de résistance mexicaine. Le tout est assez brouillon, comme on pouvait s'y attendre, mais presque un peu trop premier degrés : c'est stupide, c'est gros, mais on ne sent par forcement l'outrance folle, bête et méchante de la bande annonce. Ca tue, ça combine, ça mélange les personnages en tout sens, mais ce n'est pas aussi fascinant que les deux longs métrages Grindhouse.
Peut-être cela tient-il a la modeste stylisation du film. On sent bien l'empreinte des films d'action fauchés des années 70-80, mais presque comme refait à l'identique, sans les trucs idiots de Grindhouse, fausses poussières sur la pellicule, musique au lourd synthétiseur, mauvais montages, incohérence. Machete est finalement presque sobre dans sa bêtise, pour deux raisons peut-être. Il ne faut pas oublier que Grindhouse a été un bide au box office américain, sachant qu'il n'est pas facile de drainer un très large public pour aller voir des faux films pourris dans des salles modernes. Mais on peut aussi penser que l'effet de surprise est passé. Les hommages / parodies de films fauches n'ont pas manqués ces dernières années, dans la foulée de Grindhouse, que ce la blackspoitation de Black Dynamite ou même le petit budget vengeur de Kick-Ass, à l'esprit proche d'un film d'action a deux balles. Machete est distrayant, stupide et fou, mais sans vraiment offrir d'immense surprise, sans vraiment mener le genre "brodons sur les B-movie des 70" plus loin : pas de dialogues fous a la Deathproof, pas de raccords avec le monde des super-héros modernes façon Kick-Ass.

On en vient même a regretter les ellipses de la bande annonce, sachant que les scènes les plus marquantes du long métrage sont des gimmicks issues de la bande annonce. On peut bien retenir quelques jolis délires ajoutés, comme le discours du sénateur De Niro ou la crucifixion du prêtre vengeur. Mais rien d’immensément surprenant. Le film est fun, distrayant, mais correspond bien a ces modeles finalement : un divertissement honnête pour une soirée video.



"Machete" - Bande annonce issue du film de "Grindouse"