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2 avril 2011

Un bon gros single de Big Beat : retro, mais hé, bien dansant

Ya Mama - by Fatboy Slim (2000)

Petite interrogation personnelle : à partir de quand une musique pop sonne-t-elle rétro ?

Par exemple, à quelle moment durant les années 80 la pop au synthétiseur est-elle devenue ringarde, datée, avant de faire un come back à la fin des années 90 ? Ou, posé autrement, et pour mon expérience personnelle : quand aura-t-on vraiment l'impression d'avoir des soirées rétro en écoutant des tubes des années 90 ? 
L'interrogation m'était venue sur quelques dance floors de mariage, où se succédaient des morceaux commerciaux des années 80, fun mais fortement datés. Les tubes de mes années lycées sonnaient-ils déjà datés ?

J'imagine que l'effet est plus marquant si l'on plonge dans des genres relativement définis et reconnaissables. Ce qui permet de songer à un bon candidat pour genre rétro des années 90, en particulier pour les soirées de mariage des années à venir : le Big Beat. Courant techno de la moitié des années 90, porté par quelques gros tubes, indéniablement fun - un très, très bon candidat par conséquent.

Le Big Beat, je n'y ai eu affaire qu'assez tard durant l'histoire du genre - premières soirées du collège où surgissaient les Prodigy, mais surtout la bande son tapageuse de Matrix en 1999. Le Big Beat avait la côte et touchait même les petits jeunes pas vraiment intéressés par la musique (mes révélations musicales datent d'un peu plus tard). Un son fun mais assez bourrin, prévisible, parfait pour porter les scènes spectaculaire d'un Matrix ou d'autres films d'actions se voulant contemporains. Rien de passionnant, mais un bon petit membre de l'inconscient pop collectif.

Mais il y a une demi-douzaine d'années, je suis tombée sur un blog intéressant, qui décrivait schématiquement l'historique du Big Beat. Je ne retrouve pas le lien, mais la trajectoire était belle. Genre prenant essor à partir de remix rapides de hip hop au début des années 90, tel ce titre de Bomb the Bass, Bug Powder Bust : rap énergique et punchy devenant instrumental étiré et psychédélique sous la patte des Chemical Brothers (alors Dust Brothers...) Tout un mélange de rythme, de sources et d'idées, étirées, bidouillés, avec quelques objectifs clairs : du rythme tonique, du fun, de la danse. Le genre grandit, gagne le public séduit par certains morceaux utilisant des guitares répétitives. Et très vite, le Big Beat devient mécanique et parodie paresseuse... Tout juste bon pour les bandes son de film d'action et de jeux vidéo...

Le site datait la fin de l'âge d'or du Big Beat à 1998. A peu près à la sortie de l'album You've Come a Long Way, Baby, l'album de Fatboy Slim au succès immense. C'est à peu près l'époque où le Big Beat m'a touché par le gros de sa vague commercial ; pas étonnant que le genre me soit apparu prévisible et presque monolithique... Déchéance que reconnaît tout à fait Damien Harris, patron du label Skint Records, où sortait les disques du Fatboy : "The sound became, and indeed remains, the compulsory soundtrack for action movie trailers and lost any sense of a cutting edge."

La trajectoire n'est pas surprenante, classique schéma façon "Vie et mort d'un genre pop". Mais comme tout genre pop, la partie immergée de l'iceberg reste à explorer, et il y aura certainement quelques trésors cachés à découvrir pour le novice peu éclairé (comme moi : non, je ne connais rien au Big Beat hormis une demi douzaine de titres).

Mais quoiqu'il arrive, malgré leurs accents faciles, les gros tubes Big Beat restent d'exquises invitations à la danse folle. Parfaitement illustrée par cette vidéo de Fatboy Slim, Ya Mama de 2000. Non, ce n'est pas du Big Beat de l'âge d'or, et oui, c'est assez prévisible. Mais cela correspond bien à notre point de départ, une petite madeleine sans prétention, aux accents vaguement rétro de "ouais, ça sonne vraiment 90s". Et cela rappelle le credo découvert sur le vieux blog comptant l'histoire du Big Beat : "passez un bon disque de Big Beat dans une soiée quelconque, et si les gens ne dansent pas, cassez-vous : rien ne pourra vraiment les faire danser ce soir".



Fatboy Slim - Ya Mama par jenemba




Bug Powder Dust by Bomb the Bass
album version above
Chemical Brothers remix below




25 mars 2011

Marquis de Sade en Cold Wave et Noir et Blanc

Wanda's loving boy by Marquis de Sade (1980)

Certains titres se suffisent à eux-même, savent créer leur petite légende. Ils s'invitent un jour, apparaissent  sans prévenir, au détour d'une écoute radio, d'un blog, d'une compilation préparée par un ami. Collés à quelques souvenirs, séduisants, intrigants, simples mais évidents ; petits assemblages presque modestes, dont on décode peu à peu le cheminement, dont on se met à retrouver les petites sinuosités. Une richesse du détail qui n'a besoin de rien d'autre, pas même de chansons d'accompagnement, d'un album complet, encore moins d'anecdotes sur les interprètes.

Marquis de Sade, un nom de groupe marquant, un titre perdu sur une compilation des Inrocks il y a 6 ou 7 ans. Quelques mots-clés, new wave rennaise, post punk, amis de Daho. Et rien que ce titre, Wanda's loving Boy. Quelques sursauts de synthétiseur, la paire d'accords de guitare répondant au roulement de basse, la voix distante aux arrière-goûts frais de cold wave à l'accent français, les moments de suspension, les aspirations de saxophone. Un scénette de théâtre, quelques bouts de ceci et cela, des poupées de chiffons, un petit film en noir et blanc ; mais tout ceci défile fluide, et se repasse encore et encore, s'imprime, reste fascinant mois après mois après années.

J'ai cherché un peu l'album Rue de Siam, dans quelques magasins parisiens. Sans vraiment pousser les recherches très loin. Sans aller jusqu'à explorer les plates-formes de téléchargement. Ce morceau suffisait, son histoire personnelle, sa magie infinitésimale.

Et puis, un peu par hasard, j'ai découvert cette vidéo, le clip noir et blanc datant de 1981. Images stylisées, ambiance délicate au diapason, silhouettes sombres et fines ; les cheveux épars, pas encore surchargées comme les Cure quelques années plus tard. Petits rebelles à l'élégance sobre. Une belle petite pépite, comme le morceau lui-même, et comme la chanson, j'ai chaque fois envie de revoir la vidéo à la fin d'une vision. Sans savoir vraiment le justifier, ou alors très poétiquement, si je voulais vraiment essayer, quelques impressions, quelques faisceaux, quelques couleurs, teintes et échos - mais une douce musique, de doux flots. Et peut-être enfin une envie d'en savoir un peu plus ; mais peut-être pas, qui sait ?


22 janvier 2011

Belle and Sebastian, from 1996 to 2006: same melodic depth, further cheerfulness

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Belle and Sebastian 

  • Get Me Away from Here, I'm Dying   -   from the album "If you're feeling sinister" (1996) 
  • Sukie in the Graveyard   -   from the album "The Life Pursuit" (2006) 
  • live at Lowlands Festival 2006 (Netherlands)

Belle and Sebastian, pour moi, c'est l'album "If you're feeling sinister". Un de ses albums inusables, valeur refuge, pièce précieuse que l'on peut ressortir à tout moment, retrouver séduisant comme toujours, explorer les détails et variations. Un disque au joli goût épiphanique, longuement écouté vers 2004, période où j'explorais des sons plus calmes, plus pop, moins rock ou saturés. Mélodies douces, bien réglées, paroles riches, joliment construites, cette impression d'une bande de potes murmurant de petites histoires à l'oreille d'un groupe de fille, au coin du feu, ou assis en chaussettes sur la moquette d'une chambre. L'album a intégré ma mythologie personnelle, mes petites références, certaines phrases surgissent au détour d'une conversation avec une fille, quand l'envie d'écrire un texte s'invite. Un bel ami.

Jusqu'à il y a quelques mois, je n'avais pas écouté d'autre album de Belle and Sebastian, rien de plus que le court et bricolé Tigermilk, petit essai précédent "If you're feeling sinister". Comme si, pour moi, leur carrière ne comptait qu'un album, leur premier véritable, et les 6 albums suivants n'existaient pas.

Pas envie d'en savoir plus ? Pas envie d'être déçu ? Pas envie de les voir changer, ou juste différents, pas vraiment l'intention de savoir ?

Cela doit être lié à la petite discipline que j'ai établi il y a quelques années, logique d'exploration. Varier les genres, varier les périodes, alterner, ne pas répéter, ne pas toujours creuser le même sillon ; car je me connais. Il y a une dizaine d'années, j'avais réfléchi un peu à mes habitudes de lecture de jeunesse : grand amateur de séries, de romans policiers classiques, de personnages récurrents. Agatha Christie encore et toujours, l'ami Poirot. Sans trop m'en rendre compte, cela m'avait peu à peu lassé, et je lisais moins, je n'avais pas intégré l'envie d'exploration dans mes choix de lecture. Je ne sais pas si l'analyse était juste, pas un peu biaisée, mais j'ai mis en place cette discipline : ne jamais lire deux livres du même auteur. 
En tout cas, jamais de manière trop rapprochée.

J'ai donc sauté d'un auteur à un autre, jonglant entre les époques. J'ai agi de même pour la musique et les films, piochant enthousiaste dans les rayons des bibliothèques, tentant de petits dans les magasins d'occasion. Et puis, il y a 2 ou 3 ans, la discipline s'est faite plus souple, toujours exploratrice, mais inspirée également par la politique des auteurs. A savoir, chercher à mieux comprendre un créateur, sentir ses variations, être attentif aux thèmes, aux motifs, aux changements. Jouer un peu plus sur les deux tableaux : variété mais aussi approfondissement.

Bizarrement, c'est plus marqué en littérature ou en cinéma, explorant Emmanuel Carrère ou Jean-Philippe Toussaint, Alain Resnais, Christophe Honoré, Desplechin, Gus Van Sant, Wes Anderson - plus encore en bande dessinée avec Dupuis - Berberian, Trondheim, Daniel Clowes... Mais assez peu en musique, je suis encore un amateur d'albums isolés, de groupes connus pour une seule facette.

Mais il y a aussi des évolutions, des groupes que je connais mieux et sur plusieurs années. C'est pourquoi j'ai pensé à de petites comparaisons, voire le mûrissement, songer un peu à mes réactions face aux évolutions. Une expression m'est venue à l'esprit : "point d'ancrage". Le premier contact comme ferment d'une relation avec un groupe, les fondations de mon goût pour cette musique, quelques choses de solides. Le déclic qui a lancé l'intérêt mais aussi pérennisé l'intérêt. L'idée d'une source de cristallisation, comme dans la dialectique amoureuse de Stendhal, mais aussi l'idée de durée. Voir comment cet ancrage réagit face à d'autres

Nous verrons à l'usage si tout cela fait sens.

Alors, comme évoqué plus haut, le point d'ancrage de Belle and Sebastian, ce sont les chansons douces et riches de "If you're feeling sinister", le côté boy scoot malin et soigné, l'ami fidèle. Mais il y a quelques mois, j'ai trouvé l'album "The Life Pursuit" à la bibliothèque d'Ottawa. Album de 2006 - soit 10 ans après la publication de mon ancre douce et rassurante.

"The Life Pursuit", et tout de suite, une présence familière, mais aussi une impression d'ampleur. La même voix, le même genre de logique musicale, la même richesse de parole, mais dans une musique plus vaste, aux couleurs plus variées et nombreuses, comme offerte sur une écran plus large, avec plus de profondeur de champs. Dix ans ont passé, le murmure mélodique du coin du feu ouvre grand la bouche et remplit totalement les poumons, il sautille, danse sur place avec un grand sourire. Les amis sont plus nombreux, il frappe plus des mains et tapent plus fort sur leur batterie et leur tambourin ; certains ont même apporté une trompette ou un orgue.

Les mêmes qualités flottent sur cet album de 2006, mais plus sûres d'elles, et prenant un peu plus de risques. Bien sûr, "If you're feeling sinister" reste sublime dans son dépouillement, sa modestie, sa timidité. Mais sentir Stuart Murdoch aussi à l'aise donne le sourire, on l'imagine dansant en studio ou dans sa famille. Et les images des concerts de 2006 montrent toute l'équipe radieuse, aussi bien sur les nouveaux morceaux que sur les anciens classiques, aux teintes légèrement plus enjouées, mais toujours aussi douces. Un cheminement très joli à observer...


 Away from Here, I'm Dying
from the album "If you're feeling sinister" (1996)
live at Lowlands Festival 2006 (Netherlands)


Sukie in the Graveyard
from the album "The Life Pursuit" (2006)
live at Lowlands Festival 2006 (Netherlands)


Get Me Away from Here, I'm Dying
from the album "If you're feeling sinister" (1996)
album version

10 septembre 2010

"Shout" with the Isley Brothers, plus intense que le commun du twist

Shout
by the Isley Brothers (1959)

In the more demonstrative black congregations, to "shout" is to be possessed by the spirit, losing control of your mind and body, flailing and jumping so that the people nearby have to protect you from hurting yourself, and the Isleys conveyed all the joy and power of the ecstatic experience.
How the Beatles destroyed rock'n'roll
chapter "Twisting girls changed the world"
written by Elijah Wald (2009)

Au tout début des années, les Etats-Unis sont frappés par une folie pour le twist, nouvelle musique et nouvelle danse. La vague frappe particulièrement en 1962, où 6 albums contenant le mot Twist dans le titre font partie du Top 50 de l'année du Billboard ; en 1961, aucun album de rock n'apparaissait dans le classement, rien que des chansons, ballades, folk. C'est un véritable retour de flamme pour le de la danse, et tout le monde se lance : les artistes aux rythmes les plus dynamiques se voient accolés le label twist pour satisfaire les envies du public. Des compilations de titres rock sont sorties, titres n'ayant pas plus de 4 ou 5 ans, mais permettant de sufer sur la nostalgie des teenagers d'alors devenus adultes. Même Ray Charles a droit à un album renommé Do the Twist with Ray Charles !

La vague twist emporte une grande partie des orchestres de danse classique, et dans son livre Elijah Wald avoue que peu de teenagers connaissaient encore des danses comme le foxtrot à la fin des années 60. Car la grande révolution du twist, c'est la danse seule, sans que les partenaires se tiennent serrés. Facile à assimiler, joyeux, offrant une nouvelle forme liberté - en particulier aux femmes, libérée d'une forme d'astreinte à l'homme dans la conduite de la danse...

Dans l'ensemble, le twist paraît bien sage vu depuis notre époque, surtout associée à de grands titres comme "Let's twist again". Une folie assez superficielle, une sorte de mode : peut-être une nouvelle forme de mode pop liée à la danse, la première, mais qui sera suivie par beaucoup d'autres exemples plus tard. Nick Cohn est d'ailleurs assez sceptique avec la vague twist dans son livre Awopbopaloobop alopbamboom, loin de l'authentique appétit adolescent de certains morceaux de rock'n'roll ou de la pop anglaise des années 60. Folie très temporaire et artificielle.

Mais certains morceaux affichaient une sauvagerie plus marquée, une proximité plus forte avec les rythmes afro-americains les plus bruts. Avant de devenir des champions pop tout terrain (au moins 1 titre classé dans le Top 100 dans toutes les décennies de 1950 à 2000), les Isley Brothers se lancent par une musique de danse très énergiques. Le titre le plus évident est bien entendu "Twist and Shout" qui sera repris par les Beatles. Mais dès 1959, leur "Shout" offre une folie impressionnante et intense.



8 septembre 2010

Day-O, pop classic by Harry Belafonte

Day-O (Banana Boat Song)
by Harry Belafonte (1956)

Je lis actuellement un livre intitulé "How the Beatles destroyed rock'n'roll", écrit par Elijah Wald. Pas d'uchronie ou de science fiction mettant en jeu des idoles des 60s, mais une histoire de la musique populaire américaine - comme l'indique le sous-titre : "An alternative history of American Popular Music". Le livre brasse deux ou trois thèses de bases, comme l'influence des technologies sur les musiques populaires ou l'ouverture du grand public à des nouveaux genres grâce à des passeurs qui en atténuent les côtés les plus risqués : en ce sens, les Beatles ont tué le rock'n'roll sauvage en créant la pop des années 60s...

Le livre est certainement un peu superficiel pour le spécialiste, comment traiter de l'apparition du jazz, du swing, du rock'n'roll, de la pop en seulement 245 pages ? Mais il permet de découvrir ou redécouvrir les pionniers des différentes époques, les personnages clefs, les ruptures technologiques. Les luttes de syndicats de musiciens contre "la musique en conserve" des phonographes fait sourire depuis notre époque. Le lobbying des professionnels de la musique ne date pas de l'apparition du mp3 ou même de la cassette enregistrable !

Je reviendrai plus en détails sur ce livre et les différentes époques qu'il présente. Mais je ne peux m'empêcher de parler d'Harry Belafonte, personnage du chapitre que je viens de terminer.

Première vraie pop star noire, Harry Belafonte offre un mélange accessible de folk, de rythmes exotiques, tous savamment ajustés pour toucher le grand public. L'exemple même de l'ennemi, pour les spécialistes d'un genre, lui reprochant le côté tellement pop et américain lisse de son calypso ; mais une approche assumée par Belafonte, revendiquant son respect pour ces musiques, son goût pour l'étude, son envie d'en faire des tubes pour le plus grand nombre.

Et avec quel succès : en 1956, Belafonte explose et son album Calypso est le premier LP à se vendre à plus d'un million d'exemplaire ! Le format LP vient d'apparaître, les jeunes se portent plus vers les singles, et les parents sur des LP d'ambiance, donnant lieu à des collections de mood music ou à des séries exotiques où quelques rythmes "sauvages" sont saupoudrés sur des pièces de jazz. Les chants d'oiseau sont une des sensations mises en avant pour le tout nouveau système stéréo, si fidèle... Belafonte emporte donc le morceau en s'emparant d'une mélodie classique jamaïcaine, lui offrant un traitement pop élégant avec une voix magnifique. Calypso restera 33 semaines en tête des charts, et seuls 3 albums feront mieux par la suite...

Toute une vague calypso est lancée et en 1957 certains critiques parlent du calypso comme le nouveau rythme sauvage, celui qui a enterré la petite mode du rock'n'roll, déjà dépassé. Amusante prédiction vue depuis le XXIème siècle, mais illustrant bien la thèse du livre, l'histoire de la pop comme non linéaire, sans idée de progrès définie en constante.

Mais qu'importe, le calypso n'a peut-être pas enterré le rock, mais Day-O, premier titre de l'album Calypso reste un immense classique, parodié et utilisé en tous aspects de la pop culture américaine, chants de supporters ou séries télés. Le passage d'Harry Belafonte au Muppet Show est ainsi mémorable...